Collection Jolibois (859-XIXe siècle)

par Bertrand Joly, saisie Christophe Zoric ; sous la direction de François Petrazoller

Présentation

Cote

1

Cotes extrêmes

19 J 1-15

Intitulé de l'unité documentaire

Collection Jolibois (859-XIXe siècle)

Date de l'unité documentaire

Sans date-1985

Description physique

Collection Jolibois (859-XIXème siècle) divers

Type

Document d'archives

Nombre d'éléments

855

Support

papier

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Archives départementales de la Haute-Marne

Langue des unités documentaires

français

Origine

Emile Jolibois

Biographie ou histoire

Emile Jolibois (1813-1894) : l'homme, la vie d'Emile Jolibois est bien connue et on ne tentera pas ici de la réecrire. Les deux travaux de base sont celui d'H. Cavaniol, Claude-Emile Jolibois (1813-1894), dans Annales de la Société d'Histoire, d'Archéologie et des Beaux Arts de Chaumont, tome 1, 1894, page 55-61, et surtout celui d'Emile Jolibois (le petits fils), La vie et l'oeuvre de Claude-Emile Jolibois, dans Revue du Tarn, n° 16, décembre 1959, page 339-366. On trouvera dans le premier, page 60-61, une bibliographie complète des travaux de Jolibois avant son départ pour Albi. L'article du Professeur Robert Merger, Les deux versants de la vie d'Emile Jolibois, chaumontais de naissance, albigeois d'adoption, dans Cahiers Haut-Marnais n° 135, 4ème trimestre 1978, page 157-175, s'inspire trop du second titre pour être vraiment utile ; il donne cependant la bibliographie du sujet. Les lignes qui suivent ne visent qu' à présenter les principaux caractères d'une existence bien remplie, dont certaines vicissitudes expliquent les principes que Jolibois a appliqué son métier d'érudit. Claude-Emile Jolibois est né à Chaumont le 6 mai 1813, d'une famille modeste, lentement élevée de la terre à l'artisanat puis, via les armées révolutionnaires, au bureau , et dont on retrouve les origines à Maranville et à Bologne, paroisses de l'ouest et du centre de la Haute-Marne. C'était un "enfant de l'amour", abandonné devant l'hospice de Chaumont et que l'imagination d'un employé de l'état civil afflubla d'un nom étonnant : Claude-Emile Pompée (Professeur R. Merger, sur la Naissance d'Emile Jolibois, dans Cahiers Haut-Marnais n° 136, premier trimestre 1979, page 45-46). Un an plus tard, le mariage de ses parents le rendit à sa famille et à un nom plus facile à porter. Après de solides études au collège de Chaumont, il subit avec succès l'épreuve du baccalauréat, le 12 août 1833, dans des conditions fort pittoresques.(du même auteur, Passage des épreuves du baccalauréat de philosophe par les élèves du collège de Chaumont en 1833, dans Cahiers Haut-Marnais, n° 58-59, 2ème-4ème trimestre 1959, page 185-186). Il avait tout de même 20 ans ; ce retard s'explique peu-être par les trois années qu'il venait de passer comme secrétaire de Pierre-Antoine Laloy. Ce dernier avait eu une carrière des plus mouvementées : procureur-syndic de la commune de Chaumont, élu à la Législative et à la Convention (qu'il présida), membre des comités de salut public et de sûreté générale, il avait ensuite été président du Conseil des Cinq-Cents puis des Anciens, membre du Tribunat puis du Conseil des Prises, enfin exilé comme régicide de 1814 - 1830. Rentré à Chaumont à cette date, il avait engagé Jolibois pour l'aider à classer les notes et documents qu'il avait réunis et entreprendre un grand ouvrage historique sur la Haute-Marne. (Odile Colin, Cent ans après le Dictionnaire de Jolibois, un nouveau livre sur la Haute-Marne, dans Cahiers-Marnais, n° 54-55, 3ème-4ème trimestre 1958, page 135-144. Voir aussi Pierre Gautier , Le Fonds Laloy aux Archives de la Haute-Marne, extrait du Bibliographe moderne tome XVI, 1912-1913, page 139-148, article repris et développé en tête de l'inventaire sommaire de la série F des Archives Départementales de la Haute-Marne (consacrée au seul fonds Laloy, - qui en réalité une collection), par Pierre Gautier et J. Masset du Biest (Chaumont, 1923)). Au contact de Laloy, à qui il consacrera plus tard une notice biographique reconnaissante, Jolibois apprit beaucoup : l'histoire et ses méthodes, notamment la paléographie et quelques trop faibles rudiments de diplomatique, le goût de la documentation - plus que celui de l'archivistique -, l'habitude d'explorer des Archives départementales, laissées à l'abandon le plus total,et enfin la manie du collectionneur, satisfaite par tous les moyens. En effet, Laloy avait, semble t-il, consciencieusement profité de ses fonctions publiques, du laisser-aller régnant aux Archives départementales et de l'absence de tout classement, pour puiser sans scrupules dans les fonds d'archives publiques, et nous verrons plus loin que cette dernière leçon ne fut peut-être pas totalement perdue. Enfin c'est en partie à Laloy que Jolibois doit ses convictions républicaines. Son baccalauréat en poche , Jolibois fut chargé aussitôt par la ville de Chaumont de classer ses archives, tout en continuant à seconder Laloy. Il en dressa un inventaire assez rapide inséré à sa collection personnelle (19 J 3, fol 6-28), et d'ailleurs périmé quand fut établi un cadre de classement officiel en 1842 ; il y compléta également, semble t-il, sa propre collection (par exemple19 J 3, notamment les fol 133-139). Ces procédés coupables doivent bénéficier de note relative indulgence, tant les conditions du temps constituaient sinon des excuses, du moins quelques circonstances atténuantes. Parallèlement, Jolibois écrit quelques notices, voire la bibliographie complète de ses oeuvres dans l'article de Cavaniol cité en note 1, minces plaquettes sans ambitions excessives qui n'en font pas moins l'un des meilleurs érudits locaux, correspondant avec le comité des travaux historiques et rédigeant une notice sur les Archives de la Haute-Marne qu'il fit plusieurs fois imprimer : Manuscrit : 19 J 1, fol 93-109. En 1839, la partie haut-marnaise de sa vie, celle qui nous intéresse ici, se termine. Jolibois aspire à un emploi plus stable et, après plusieurs candidatures infructueuses, entre dans l'enseignement. Commence pour lui une ère d'incertitude et d'errance, qui le voit professeur en province (1839-1849) révoqué pour ses idées avancées , journaliste

(condamné, puis expulsé de Colmar où il résidait et s'était marié), précepteur à Paris (1853-1859) où il rédige ses deux oeuvres maîtresses sur Chaumont et sur la Haute-Marne, et se convertit au protestantisme. Enfin, en 1859, il est nommé archiviste du Tarn et se fixe définitivement à Albi où il meurt le 31 mars 1894, après s'être totalement métamorphosé en Albigeois de coeur et avoir produit des travaux estimables, mais où la polémique occupait une place de choix, et des classements d'archives de grande ampleur.

Le Savant : Jolibois ne fut pas le premier à s'intéresser à l'histoire haut-marnaise et à succomber au charme de cette région longtemps frontalière, écartelée entre Bourgogne, Champagne, Franche-Comté et Lorraine. Avant lui, Vignier , Mangin et d'autres avaient produit des travaux utiles, mais c'est bien Jolibois qui a crée l'histoire haut-marnaise et a reconnu le premier tant de chemins ignorés. Il ne faut jamais oublier que Jolibois, comme ses contemporains, est,en histoire, un autodidacte, fils de son siècle, avec les qualités et les défauts que cela représente. C'est aussi un gros travailleur et un esprit curieux, plus à l'aise dans le détail que dans la synthèse. N'est ce pas là dresser le portrait assez typique d'un bon érudit local du deuxième quart du XIXème siècle: intelligence, solide culture humaniste, curiosité, enthousiaste, disponibilité, mais aussi témérité dans les jugements, manque de méthode, goût du définitif et absence de recul, préjugés politiques et religieux...

Jolibois a l'avantage incomparable de travailler à partir des documents. Il n'a cessé de copier, résumer ou analyser les trésors des Archives départementales et communales disponibles à Chaumont et son recueil abonde de courtes notes témoignant de son labeur opiniâtre. Malheureusement, les séries n'existant pas encore et les fonds n'ayant reçu que les classements désuets des archivistes monastiques du XVIIIème siècle, il ne peut citer correctement ses sources. En outre, il manque cruellement d'une méthode qui, soyons juste, restait encore à définir : l'idée qu'un acte puisse être faux ne l'effleure à aucun moment ; il proportionne mal les importances respectives des documents et privilégie à l'excès les généalogies seigneuriales, défaut d'ailleurs inhérent à son temps ; il juge en homme du XIXème siècle, sans parvenir à s'immigrer dans le passé ; enfin, et j'y reviendrai, il est souvent d'une partialité qui frise l'intolérance.

Son maître ouvrage, La Haute-Marne ancienne et moderne (1858) reste une base de départ indispensable, mais les erreurs y foisonnent, certaines révélées peu à peu par les progrès de la recherche, d'autres dues à la légèreté de l'auteur. De même, le résumé historique qui ouvre le livre est aujourd'hui totalement périmé et n'a plus d'intérêt historiographique. On ne compte pas non plus ses jugements à l'emporte-pièce ou naïfs, où se trahissent son manque de méthode et ses opinions partisanes. On peut en sourire et penser qu'au même moment, l'abbé Dubois donnait une Histoire de Morimond qui provoque souvent une franche hilarité, mais tout de même, ce beau livre réclame depuis déjà longtemps un dépoussiérage plus qu'énergique - jugement qu'on peut étendre sans peine à son Histoire de Chaumont et à ses productions albigeoises, où l'anticléricalisme lui fait parfois proférer des jugements qu'on estimera, par charité, étonnants. Cela conduit naturellement à dire un mot des opinions de Jolibois. Religieusement, il fut longtemps agnostique, avant de se convertir, à partir de 1852, au protestantisme, sans que cela atténue (on pourrait dire : au contraire) son anticléricalisme viscéral dont tant de preuves déparent ses productions. En politique, c'était un "rouge", avec cependant quelques nuances : il n'était sans doute pas socialiste, comme l'écrivent trop vite les policiers du Second Empire et ses biographes, ni un "partageux" ; mais il était sans nul doute en fervent républicain (influence de Laloy, d'ailleurs plus modéré que lui ?), de la nuance Ledru-Rollin : ce qu'on appelait "Jacobin" à l'époque et que nous baptiserons " radical avancé", comme le sera par exemple Camille Pelletan.

Cela, Jolibois ne parvient guère à l'oublier quand il tient la plume. le Professeur Merger cite dans son étude plusieurs textes de la période albigeoise, où l'outrance anticléricale se donne libre cours, mais on en trouve tout autant dans les productions antérieures. L'Histoire de Chaumont, et notamment le troisième chapitre du livre VI, (Les trente dernières années. Tableau d'actualité, page 347-366) vire au phamphlet anti-monarchiste, où les royalistes sont désignés sous l'éphithète vigoureuse de "parti rétrograde" (page 354), même si quelques-uns d'entre eux trouvent grâce à ses yeux. Quant à la Haute-Marne ancienne et moderne cependant, on y relève bien des caricatures assez mal venues, notamment quand Jolibois s'empare des chartes de franchise ou des procès pour les dîmes pour en tirer d'aigres et définitifs propos sur les puissants : l'abbaye de Montier-en-Der, par exemple, est copieusement fustigée, de même que la plupart des établissements monastiques décadents du XVIIIème siècle. Cela explique assez bien le contenu de la collection Jolibois : goût du document pittoresque, voir par exemple II, 282 (qui brave l'honnêteté), XI,136, copies peu contrôlées, accumulation de détails, importance des documents d'église, conception romantique du Moyen-Age. Noublions pas cependant que Jolibois a le constant souci de ne pas se limiter au passé le plus ancien ; il a voulu que son ouvrage sur la Haute-Marne décrivît aussi le département des années 1860, et novateur en cela, il a rassemblé, à côté de vénérables parchemins, des documents de son siècle.

APPENDICE : Chronologie de la vie d'Emile Jolibois

1813 : 6 mai : Naissance à Chaumont de Claude-Emile Jolibois (appelé d'abord Pompée), fils de Pierre Jolibois, ancien soldat, employé à la mairie de Chaumont, et de Jeanne-Louise Pioche, native de Paris.

1814 : 17 octobre : mariage de ses parents, qui l'ont reconnu.

1824-1829 : Etudes au collège de Chaumont.

1830 : Début de sa collaboration avec P-A Laloy, rentré d'exil (mort en 1846).

1833 : 12 août : Succès au baccalauréat. 16 octobre : la ville de Chaumont l'engage comme archiviste.

1836-1839 : Publie diverses plaquettes érudites sur l'histoire de la Haute-Marne (Bouchardon, la diablerie de Chaumont)

1838-1839 : Jolibois est candidat à divers postes, dont la Bibliothèque royale et la Bibliothèque Sainte-Geneviève ; refusé pour défaut de taille (il mesure 1.54 m).

1839 : 31 octobre : Obtient un poste de professeur au collège de Rethel

1843 : 3 octobre : Muté à Sedan

1844 : 21 octobre : Muté à Tours. Mort de son père.

1845 : 7 octobre : Muté à Colmar.

1847 : Histoire de la ville de Rethel, 29 juillet : épouse Bertha Gramich, de nationalité allemande.

1848 : Participe à la révolution de février.

1849 : 3 avril : perquisition à domicile, 3 août : révocation. Campagne de presse en sa faveur, 10 août : rédacteur au journal Le Rhin : Jolibois s'adonne au journalisme jusqu'au 2 décembre 1851 ; démêlés avec la police.

1851 : Campagne contre le plébiscite ; 9 décembre arrestation ; 26 décembre mise en liberté.

1852 : Séjour à Chaumont et à Paris ; 10 avril assigné à résidence à Bar-le-Duc, vie matérielle difficile. Nöel : début de son évolution vers le protestantisme.

1853 : Janvier : installation à Paris, vit de leçons particulières, difficilement. 4 février : amnistie. Mars-septembre : voyage en Allemagne et en Suisse.

1856 : 31 janvier : naissance d'un fils, Emile. Histoire de Chaumont

1857 : La roue de fortune ou chronique de Grancey

1858 : 20 septembre : naissance d'un second fils, Jules. La Haute-Marne ancienne et moderne. Nouvelles démarches pour un poste à la Bibliothèque impériale puis dans l'enseignement.

1859 : 22 août : nommé archiviste départemental du Tarn. 13 octobre : nommé professeur à Tulle, refuse le poste. Fin de l'année : installation à Albi.

1859-1894 : Vie matériellement peu aisée mais paisible et érudite ; travaux divers de classement d'archives et d'histoire

(Histoire de l'Eglise,inachevée et inédite) ; est nommé conservateur du musée d'Albi.

1861 : 4 août : naissance d'une fille, Annette.

1863 : Février : succès à l'examen probatoire d'archiviste, à Paris.

1869 : Publie l'inventaire des archives communales anciennes d'Albi, qui sera suivi d'ouvrages semblables pour Gaillac, et les séries A et E des Archives départementales de Tarn.

1882 : Avril : candidat "républicain ouvrier" à une sélection municipale complémentaire à Albi.

1883 : Voyage en Allemagne.

1884 : Mort de sa femme.

1890 : Jolibois est admis à la retraite.

1894 : 31 mars : Jolibois meurt subitement. 3 avril : obsèques.

Historique de la conservation

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Informations sur les modalités d'entrée

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Présentation du contenu

Tous les auteurs qui ont écrit sur l'histoire de la Haute-Marne ont utilisé et cité les gros registres de la collection JOLIBOIS et de tous les fonds privés intéressant ce département ; aucun n'égale cet important recueil, à l'exception de la collection LALOY qui lui est liée par beaucoup de points. Il était donc paradoxal que les documents réunis par Jolibois n'aient bénéficié jusqu'à aujourd'hui que de classements partiels, hâtifs, parfois erronés et le plus souvent confidentiels. Le présent catalogue veut combler cette lacune et permettre l'accès à une source essentielle de l'histoire Haut-Marnaise, encore mal utilisée, faute de clés satisfaisantes. En outre, cette collection parle par elle-même, elle témoigne des idées et des méthodes d'un bon érudit local des années 1830-1860 et prend ainsi valeur d'exemple pour les historiographes et ceux qu'intéresse l'archéologie de la démarche historique. La collection JOLIBOIS, dans l'esprit de son créateur est surtout la réunion de la documentation préparatoire qui devait lui permettre d'écrire son ouvrage sur la Haute-Marne ancienne et moderne. C'est un instrument de travail classé à cette fin, autant qu'une collection d'érudit soucieux de conserver des documents et amateur de pièces précieuses. D'où quelques singularités dans les choix opérés et le classement, et la multiplicité des notes et copies. Matériellement, l'ensemble se présente sous la forme de 15 gros registres in-folio, soit un total de 4 687 folios répartis très inégalement : le plus gros registre (n° 14) a 582 fol., le plus réduit (n° 13) n'en compte que 119, avec une moyenne d'environ 312 fol. On notera combien Chaumont (4 registres) est sur-représenté par rapport à Langres (1 registre) et aux 146 autres communes qui composent les registres n° 7 et 8 ; de même les établissements monastiques, et particulièrement Auberive, Montier-en-Der et Morimond, occupent une place considérable (registres 9 à 11 et nombreux documents dans les registres 14 et 15).

Origine des documents : Si l'on excepte les nombreuses notes et copies de la main de JOLIBOIS, il faut bien s'interroger sur la provenance de tant de pièces originales et sur les méthodes de leur propriétaire. A ces questions, JOLIBOIS a lui-même répondu, dans une lettre du 18 octobre 1858 à Th. PISTOLLET de Saint-Ferjeux, érudit langrois : copie : Archives départementales de la Haute-Marne, 7 J 31.

Vous me demandez, le prix de ma collection de documents relatifs à la Haute-Marne... Cette collection a été formée de pièces successivement recueillies par MM. MARTIN de FROIDEAU, LAMBERT, LALOY et par moi-même lors de la vente d'une partie des papiers des Archives du département en 1831. Pour mettre de l'ordre dans ces documents et en assurer la conservation, je les ai fait, il y a quelques années, monter en papier de même grandeur, comme cela se pratique à la Bibliothèque Impériale, et relier ensuite. Il me serait impossible de dire le nombre de pièces que renferment ces 15 volumes. Beaucoup sont des titres originaux, dont sous le rapport paléographiques, quelques-uns une valeur considérable."

Suit une citation des pièces qui, d'après Jolibois, ont une importance particulière avec, c'est à noter, plusieurs erreurs (le plus ancien document est du IXème siècle, non du Xème siècle ; ce qu'il appelle "cartulaire de Morimond" n'est pas un cartulaire) ; on remarque également cette phrase : " Titre original de 1500, avec une charmante vignette représentant les moines de Vaudremont offrant leurs hommages à Henri de Joinville, évêque de Metz" ; ce document ne figure plus dans la collection.

Enfin JOLIBOIS conclut : " Je demande mille francs de la collection..., sans doute je préfèrerais que mon recueil fut conservé en entier dans le département...Dans ce cas, j'y joindrais : les empreintes de sceaux que je possède,au nombre de cent environ..."

A chacun de penser ce qu'il veut de ces explications. Il est assuré que les Archives départementales de la Haute-Marne ont procédé à des ventes massives dans la première moitié du XIXème siècle., mais qui a choisi les titres à mettre ? Peut-on d'ailleurs imaginer que des documents aussi prestigieux qu'un diplôme de Charles-le-Chauve ou qu'une charte du Sire de Joinville aient été ainsi aliénés? Et d'où viennent les fort nombreuses pièces des registres 3 et 6 qui, à l'évidence, sortent pour beaucoup des archives communales de Chaumont où JOLIBOIS travaillait depuis 1833 ?

JOLIBOIS connaissait bien les fonds publics de la Haute-Marne, comme le prouve la description qu'il en a faite. Les pillages ont été importants de son propre aveu (Emile JOLIBOIS, Mémoire sur les Archives de la Haute-Marne pour servir à l'histoire de ce département, Reims, s.d., page 4).

"Les gens [de l'administration] du domaine y exercèrent leurs investigations plus fiscales que savantes, sans qu'on s'y soit opposé , sans même qu'on leur ait fait entendre combien il est honteux d'épuiser l'or, à telles sources, pour le trésor public. Ces dévastations qu'il doit suffire de signaler pour qu'elles ne se renouvellent plus, détruisirent un grand nombre de titres précieux.".

Et en note ajoute : "C'est un fait dont nous nous sommes assurés, en fouillant chez les marchands de la ville plusieurs liasses qui avaient été ainsi livrées par le fisc. Nous avons été assez heureux pour recueillir les pièces précieuses."

Ainsi, à l'en croire, sa collection a été réunie fort honnêtement, en rachetant des pièces "bradées" par l'administration. Cela expliquerait la présence de certains documents dont on a la preuve formelle qu'ils viennent de fonds saisis à la Révolution ; par exemple registre 13, fol 80 : un mandement de Louis XIV porte en haut à gauche une cote parfaitement explicite : " Morimond n°36".

Le classement de JOLIBOIS : Jolibois a apliqué fidèlement son système de conservation, à cela près que les supports en papiers n'avaient pas toujours la taille requise pour les documents. Il a passé ainsi de nombreuses pièces précieuses dans un lit de Procuste dont bien peu sortent aujourd'hui indemnes. Le diplôme de Charles-le-Chauve et beaucoup d'affiches, de gravures ou de chartes non conformes aux dimensions requises, sont ainsi pliés en deux, en quatre ou en six. Par exemple, un splendide placard imprimé du début du XVIème siècle, registre 14, fol 377-378 a été "rétréci" par un stratagème aussi habile que criminel : Joilibois l'a découpé puis recollé en éliminant les blancs. Autre crime : il est probable qu'il a rogné les parchemins trop petits pour être pliés, mais trop grands pour s'insérer tels que dans les registres. Sur la distribution des registres, on pourrait gloser à l'infini. On a déjà souligné la disproportion régnant entre les divers centres d'intérêt et entre le volume des registres. On peut ajouter que le plan, logique d'apparence, aurait mérité quelques améliorations. En effet, les 15 volumes se répartissent ainsi :

1 - Topographie, statistique

2 - Langres

3-6 - Chaumont

7-8 - Communes

9-11 - Communautés religieuses

12 - Histoire générale de l'Eglise

13 - Autographes

14-15 - Imprimés

L'existence d'un registre d'aurographes,si elle est conforme aux goûts du temps, constitue aujourd'hui une anomalie, en dispersant les pièces d'un dossier entre plusieurs volumes.De même, les imprimés auraient pu fort bien s'insérer à leur place normale dans les registres précédents, qui d'ailleurs en comportent déjà quelques-uns. Enfin, la distinction entre les communes et les communautés religieuses pose bien des problèmes que JOLIBOIS a résolus d'une manière pas toujours satisfaisante. On peut discuter à l'infini les répartitions opérées, mais l'essentiel et le plus étonnant tient à l'ordre interne de chaque registre, dans lequel Jolibois a commis trop d'erreurs pour qu'on n'y voie des lacunes réelles dans sa formation personnelle. Ses classements sont chronologiques (registre 2-6, 12 et 13) ou topographiques (registre 3-11, 14 et 15, avec, à l'intérieur de chaque rubrique, un classement chronologique) ou inexistant (regsitre d'ailleurs sans conséquence, mais il y a plus grave : aveuglé par sa fidélité à la chronologie, JOLIBOIS mélange les actes et sépare les dossiers ; dans le registre 3, il mêle les documents concernant la garde des clés de Chaumont aux textes réglementant le tir à l'arquebuse, et dans le registre 14, les pièces de divers dossiers sont disjointes à plusieurs reprises. De même, on le voit mettre sous un même toponyme des documents intéressant plusieurs lieux différents : dans la rubrique consacrée à Vignory, on trouvera des pièces intéressant Viéville et Sexfontaines 19 J , fol 168-175. Ses datations sont trop souvent erronées ou inexistantes et il commet une lourde erreur en attribuant au Val-des-Ecoliers un texte s'adressant à Notre-Dame-du-Val dans le Calvados. Enfin, est-ce JOLIBOIS lui-même qui a tenté de "restaurer" le diplôme de Charles-le-Chauve, le rendant pratiquement illisible?

Il est cependant juste de souligner que ces erreurs, gênantes dans le détail, enlèvent peu à l'intérêt des documents, dont le classement est au total suffisant pour qu'on s'y repère sans trop de peine.

Intérêt de la collection : Il est inutile d'insister longuement sur l'extraordinaire intérêt des documents rassemblés par JOLIBOIS Tout chercheur curieux d'histoire haut-marnaise se doit de leur consacrer un examen approfondi, quel que soit son créneau chronologique avant le milieu du XIXème siècle.

L'aspect le plus spectaculaire tient naturellement à la présence de 26 documents originaux antérieurs à 1500, voir en annexe la liste chronologique de ces documents, dont 2 antérieurs à l'an mil : un diplôme de Charles-le-Chauve en faveur de Montier-en-Der et une donation à l'évêque de Langres Argrim ; on trouve également une charte de Jean de Joinville (l'historien de Saint-Louis), la première pancarte épiscopale donnée à l'abbaye de Vaux-la-Douce, 2 chartes des comtes de Bourgogne et une du comte de Troyes, le tout complété par une multitude de copies dont, pour certaines, les modèles semblent avoir disparu des fonds départementaux. En outre, que ce soit par des copies ou des éditions du XVIIIème siècle, JOLIBOIS nous a transmis 6 chartes d'affranchissement : Audeloncourt (1420), Bologne (1454), Clefmont (1248), Fronville (1368), Luzy (1372) et Verbiesles (1372). On peut y ajouter les chartes de création de Bourdons et Chantraines et le rabat des tailles de Millières, perdues sans cela.

La période dite moderne (XVIème-XVIIIème siècle) et la Révolution sont également bien représentées et forment même l'essentiel de la collection. Certains textes ont d'ailleurs une importance particulière pour l'étude locale des guerres de religion, de la guerre de Trente Ans, des temporels abbatiaux ou de l'agitation révolutionnaire ; en outre, de nombreux documents figurés fournissent un complément d'information de la plus grande importance. De cet ensemble, certaines pièces prestigieuses doivent être citées : le dossier établi pour obtenir la canonisation du P. Honoré, le cartulaire résumé d'Auberive, rédigé par Jean de LANEUVILLE en 1529, les dossiers de gestion de Morimond, le curieux poème latin intitulé Loiolidum, écrit pour la défense des jésuites en 1759, l'édit de révocation de l'Edit de Nantes, une collection de lois assemblées révolutionnaires, une très ancienne photographie du château du Grand Jardin à Joinville. On pourrait accumuler encore longtemps les listes de documents du plus haut intérêt. Jolibois avait-il tort d'estimer à 1000 francs en 1858.

Principes du présent catalogue:

Travaux antérieurs : Je ne suis pas, loin de là, le premier à me pencher sur la collection JOLIBOIS. Sa présence dans les tableaux des sources de nombreux ouvrages précédents montre qu'elle a depuis longtemps retenu l'attention des historiens. Je n'insisterai pas sur l'unique "catalogue" imprimé existant, celui du Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France (tome 21, page 37-39), qui se borne à citer 2 ou 3 pièces par registres, choisies d'ailleurs sans beaucoup de discernement, et donne des datations souvent fantaisistes ; ses analyses sont inexactes ou incomplètes et, en un mot, il n'est d'aucun secours. Bien plus utile est l'embryon de catalogue établi par mes prédécesseurs et notamment par Mademoiselle Anne-Marie COUVRET qui cite abondamment la collection JOLIBOIS dans les ressources complémentaires de son Guide des Archives de la Haute-Marne. Malheureusement, ce travail inédit est hâtif et incomplet ; il ne concerne que les registres 1-4, 6-8 et 12-13 ; il n'a pas été établi en vue d'une publication et ses analyses sont extrêmement succinctes et sélectives (certains documents ne sont pas cités). Il est cependant juste de confesser tout ce que je dois à ce travail, en dépit de quelques divergences dans les analyses. Il est inutile de citer tous les auteurs faisant référence à la collection JOLIBOIS. Je fais toutefois une exception pour l'ouvrage de J. LAURENT et F. CLAUDON, dans la série Abbayes et prieurés de l'Ancienne France dont il est l'un des fleurons. Les innombrables références à la collection JOLIBOIS témoignent d'une connaissance approfondie de son contenu et en constituent l'un des meilleurs guides. De même, l'édition savante des premières chartes en langue française de la Haute-Marne, due à J-G GIGOT, donne plusieurs documents extraits de cette collection. L'ouvrage, un modèle du genre rend les plus grands services. J-G GIGOT a également publié, comme Anne-Marie COUVRET, de nombreux documents de la collection JOLIBOIS dans les Cahiers Haut-Marnais. Enfin, et surtout, la Haute-Marne ancienne et moderne de Jolibois lui-même repose en très grande partie sur les 15 registres réunis par son auteur. De nombreux documents y sont cités ou reproduits et le chercheur aura intérêt à avoir toujours en main, avec les documents, l'ouvrage dont ils étaient l'une des finalités. Il est à noter qu'à la fin des articles les plus importants de son dictionnaire, JOLIBOIS cite les pièces correspondantes de sa collection, qu'il fait suivre, par une involontaire prescience, de la lettre J (comme JOLIBOIS).

Principe de catalogage :

Une collection, dont le classement matériel est déjà réalisé et ne peut être remis en cause, ne réclame pas un unventaire-sommaire ou un répertoire numérique traditionnel, dont les principes sont bien connus. Il m'a fallu, pour rédiger ce qui ne pouvait être qu'un catalogue, tenter de me donner une méthode - si le mot n'est pas trop pompeux - qu'il me faut définir sommairement.

Mes principes ont été de n'en pas avoir. Cette boutade veut dire que la plus grande souplesse était de rigueur, étant donné la diversité des documents, disparates par le volume, l'état de conservation et l'intérêt. Il est évident qu'une charte originale du XIIIème siècle réclame une analyse plus poussée qu'une notice d'une dizaine de lignes, rédigée par JOLIBOIS à partir des archives départementales. Le degré de précision varie donc avec chaque document,selon son importance dont l'appréciation, forcément subjective, peut naturellement se discuter. En gros et sans que cela ait une valeur universelle, la précision de l'analyse augmente avec l'ancienneté du document ; de même, les originaux sont, en général, mieux étudiés que les copies. Les documents répétitifs ont été regroupés pour l'analyse et les notes de JOLIBOIS (en général de petits carrés de papier collés à raison de 4 ou 6 par folio) sont seulement signalées ; le registre 6, composé presque entièrement de ces notes, a ainsi été décrit très rapidement. Les analyses obéissent aux lois du genre, telles que les pratiquent, par exemple, les éditeurs de chartes, avec cependant le souci de ne pas sucharger le catalogue de détails réservés à l'érudition le plus exigeante. Pour les textes déjà édités, je me suis largement inspiré des analyses de mes prédécesseurs et je les ai même parfois reproduites intégralement. Les éditions disponibles son d'ailleurs toujours citées, du moins quand j'en ai eu la connaissance. Les copies d'actes, notamment pour le Moyen-Age,ont posé le délicat problème du repérage des originaux. On sait que les séries G et H des Archives départementales de la Haute-Marne attendent encore un classement définitif, réserve faite de la sous-série 1 G, malheureusement dépourvue d'index. J'ai donc donné la cote de l'original chaque fois que j'ai pu la retrouver, mais les longues et fastidieuses séances de dépouillement des liasses auxquelles je me suis adonné n'ont pas eu toujours le succès escompté ; l'absence de mention de l'original n'est donc pas, loin de là, l'affirmation de sa disparition.

Les dates données sont celles contenues dans l'acte, sans que le style ait été pris en compte. Ont cependant été "traduites" les dates indiquées par le calendrier liturgique ou celles du calendrier révolutionnaire. Pour les chartes originales et les gravures, les dimensions données sont très approximatives. Les pliures ont en effet nettement faussé les mesures: voir par exemple 19 J 11, fol 252 et il n'est pas exclu, comme je l'ai déjà signalé, que JOLIBOIS ait rogné certains parchemins et

quelques gravures. En outre, m'en voudra-t-on de m'être fait plaisir en éditant quelques-uns des documents les plus anciens?

De façon générale, les commentaires donnés après l'analyse se veulent succincts et utiles, avec bien sûr un large éventail de nuances adaptés à chaque cas. Les précisions topographiques, biographiques, bibliographiques et archivistiques ne se proposent que d'orienter le lecteur vers les ouvrages les plus propices à son information immédiate ou lui donner les renseignements les plus indispensables à la compréhension de l'analyse. Les communes actuelles de la Haute-Marne ne sont d'ailleurs pas mentionnées. J'ai tenté pour les copies, d'en dater la rédaction d'après l'écriture ; c'est un exercice aussi intéressant que périlleux et je ne me dissimule pas ce que mes hypothèses, d'ailleurs sagement limitées au siècle ou au demi-siècle, ont de critiquable ; comment d'ailleurs différencier une copie de 1695 d'une autre de 1703 ? Le lecteur voudra bien faire preuve d'indulgence et prendre dans le sens le plus large possible mes fragiles datations. Dans le même esprit, la mention "Copie contemporaine de l'original" indique que l'époque de sa rédaction se situe à peu près au moment de l'établissement de l'original, sans qu'on ait l'assurance d'une exacte simultaneité.

Les deux derniers registres contiennent exclusivment des imprimés. J'ai transcris le titre exact (en italiques), quand celui-ci est suffisamment explicite, mais j'en donne une courte analyse quand il est inutilement long ou incomplet. Un dernier mot sur l'index : il a été rédigé en hâte, peu avant mon départ de Haute-Marne, et manque donc de la rigueur nécessaire. Les sceaux, par exemple, n'ont été indexés que pour le Moyen-Age. J'espère cependant qu'il permettra de se repérer correctement dans les 4 600 folios de la collection JOLIBOIS. J'ajoute que je n'ai pas donné de tableau des sources complémentaires, notion qu'on peut légitimement étendre à l'ensemble des Archives départementales de la Haute-Marne, aussi qu'aux archives communales de Langres et Chaumont : Le Guide des Archives de la Haute-Marne donne toutes les précisions souhaitables sur ce sujet.

Puis-je ajouter que le présent catalogue a été rédigé au jour le jour, pendant les trop rares heures dérobées à des tâches administratives moins séduisantes mais plus urgentes. Je ne doute pas que les pages qui suivent ne se ressentent de la hâte qui a présidé à leur rédaction. J'espère qu'il s'agit là d'un titre à l'indulgence de mes lecteurs. Peut-être pourrais-je reprendre à mon compte ce qu'un érudit bénédictin écrivait le 1er août 1785 à un de ses confrères qui souhaitait travailler sur l'histoire des abbayes de la région Haut-Marnaise :

"Souvenez-vous seulement que le gouvernement n'entend pas à présent faire de grands frais pour vous. Il ne s'y déterminera qu'à mesure des oeuvres et du bon travail" 19 J 10, fol 164-165.

Mode de classement

par registres thématiques

Statut juridique

Archives privées

Conditions d'utilisation

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Sources complémentaires

Sources internes

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Sources externes

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Documents séparés

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Bibliographie

Dresser une bibliographie exhaustive des ouvrages pouvant intéresser la collection Jolibois reviendrait à faire celle de la Haute-Marne jusque vers 1860, tant les documents rassemblés intéressent l'ensemble du département et de son histoire. Il a paru plus raisonnable de se limiter aux ouvrages de base, cités en note dans les pages qui suivent ou aptes à compléter utilement les analyses de chaque article. Les titres cités ci-dessous concernent donc tous directement la Haute-Marne avant les années 1860.

I. INVENTAIRES D'ARCHIVES :

Généralités.

COUVRET (Anne-Marie). Guide des Archives de la Haute-Marne, Chaumont, 1980, 191 page in-8°.

JOLIBOIS (Emile). Mémoire sur les Archives de la Haute-Marne pour servir à l'Histoire de ce département, Reims, s.d. Aperçu rapide des fonds religieux du Moyen-Age ; n'est utile que par l'idée qu'il donne des méthodes archaïques de l'auteur.

Série F (fonds LALOY)

GAUTIER (Pierre) et MASSIET DU BIEST (Jean). Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790. Haute-Marne. Série F - Fonds LALOY, Chaumont, 1923, V-115 page 115 in-4°. Complète utilement la collection JOLIBOIS, dont on connaît les rapports avec LALOY (voir l'introduction du présent catalogue).

Série G et H.

ROSEROT, NICOLLE, PATRY et GAUTIER. Inventaire sommaire...Série G, tome 1 ([1]) G 1-1101, Chaumont, 1909, 481 page in-4°. Un modèle du genre; index en cours d'élaboration.

GAUTIER (Pierre) et DELESSARD (Léon). Inventaire sommaire...Série G, tome II ([1]) G 1102-1168 ; 2 G 1-17), Chaumont, 1978, 278 pages in-4°. Même remarque que ci-dessus.

GIGOT (Jean-Gabriel). Répertoire numérique de la sous-série II G, s.l.n.d., 12 pages in-4°. Sommaire, hâtif et plein d'erreurs, a le mérite d'exister ; à la suite : index (voir ci-dessous).

GIGOT (Jean-Gabriel). Répertoire numérique de la série H. Archives de la Haute-Marne, 1956, 109 pages dactylographié ou manuscrite. Etat sommaire plus que répertoire numérique ; hâtif et parfois erroné, a le mérite de permettre l'accès à cette très riche série ; l'index imprimé (voir ci-dessous) a les mêmes qualités et défauts.

GIGOT (Jean-Gabriel) dir. et MARCHIORI-CHAMEROY (J.). Table des noms de lieux [de la sous-série 2 G et de la série H], s.l.n.d., 8 pages in-4°. Imprimé à la suite du répertoire de la sous-série 2 G ; vaut ce que valent les instruments de recherche correspondants.

Sous-série 19 J (Collection JOLIBOIS) : Catalogue général des manuscrits de bibliothèques publiques de France. Départements. Tome XXI, Paris, VI-1893, 693 pages in-8°. Chaumont, page 1-63 ; Langres, pages 65-112. La collection JOLIBOIS est "décrite" page 37-39.

Archives municipales : Archives de la ville de Chaumont antérieures à 1790. Répertoire numérique, revu et corrigé par J. THIRIET, 1969, 28 pages dactylographié.

Jullien de LA BOULLAYE. Inventaires-sommaire des archives communales de Langres antérieures à 1790, Troyes, 1882, XIII-237 pages in-4°. On sait que les archives langroises ont brûlé presque entièrement en 1892.

II. BIBLIOGRAPHIE, PUBLICATIONS DE TEXTES, CATALOGUES :

Bibliographie

ROSEROT (Alphonse). Répertoire historique de la Haute-Marne. Bibliographie et documents imprimés. Paris, 1901, 318 pages in-8°. Malgré les inévitables lacunes

(surtout à partir du XIVème siècle), ce catalogue des actes relatifs à la région haut-marnaise reste inégalé.

LAURENT (Jacques) et CLAUDON(Ferdinand). Abbayes et prieurés de l'ancienne France. Tome douzième : province ecclésiastique de Lyon. Troisème partie : diocèse de Langres et de Dijon, Ligugé - Paris, 1941, VIII-626 pages in-8°. Une somme lumineuse et indispensable, qui dépasse largement son propos initial.

Editions et catalogues :

ARCELIN(Adrien). Les bulles pontificales des Archives de la Haute-Marne. Etude diplomatique, paléographique et historique, Paris, 1866, VIII-71 pages in-8°. Vieilli, souvent rapide, mais non remplacé.

COUVRET (Anne-Marie). Chartes de franchises de Haute-Marne. Esquisse de répertoire, dans Cahiers-Haut-Marnais, n° 116, 1er trimestre 1974 pages 38-48. Esquisse remarquable et indispensable.

GAUTIER (Pierre). Etudes de diplomatique sur les actes des évêques de Langres du VIIème siècle à 1136 (suivi d'un catalogue des actes), thèse d'Ecole des chartes, 3 volume in-4° manuscrite. Photocopie et microfilm déposés aux Archives départementales de la Haute-Marne ; ouvrage essentiel.

GIGOT (Jean-Gabriel). Chartes en langue française antérieures à 1271 conservées dans le département de la Haute-Marne, Paris, éditions du CNRS, 1974, CXVII-516 pages in-8° et cartes. (Documents linguistiques de la France. Série française, I). Edition scientifique de grande valeur.

ROSEROT (Alphonse). Diplômes carolingiens originaux des archives de la Haute-Marne, Auxerre, 1894, 37 pages in-8° et 2 fac-similés (extrait du Bulletin de la Société historiques et naturelles de l'Yonne, 2ème trimestre 1893). Irremplaçable, malgré quelques approximations et un certain d'esprit critique.

ROSEROT (Alphonse). Chartes inédites des IXème et Xème siècles appartenant aux archives de la Haute-Marne (851-973), Auxerre, 1898, 47 pages in-8°

(extrait du Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, 2ème trimestre 1897). ROSEROT,avec ses qualités et ses défauts ; ouvrage non remplacé.

ROSEROT (Alphonse). Catalogue des acte royaux conservés dans les Archives de la Haute-Marne. Besançon, 1905, 81 pages in-8° (extrait du Bibliographe moderne, 1902-1905). Indispensable malgré quelques erreurs et lacunes ; le Haut-Moyen Age est très favorisé.

Sceaux :

FLEURY (P. de). Inventaire sommaire des sceaux originaux des Archives de la Haute-Marne, Paris, 1874, 23 pages in-8°. A beaucoup vieilli, mais reste nécessaire faute de mieux.

ROSEROT (Alphonse). Notice sur les sceaux carolingiens des Archives de la Haute-Marne, Joinville, 1892, 20 pages in-8°. Non remplacé, mais le sujet mérite mieux.

III. OUVRAGES :

JOLIBOIS (Emile). La Haute-Marne ancienne et moderne, dictionnaire géographique, statistique, historique et biographique de ce département, précédé d'un Résumé. Chaumont, 1858, LXXVI - 564 pages in-4°. Vieilli, rempli d'erreurs et de jugements polémiques, mais base de départ indispensable (voir l'introduction du présent catalogue).

JOLIBOIS (Emile). Histoire de la ville de chaumont. Paris-Chaumont, 1856, 472 pages in-8°. Reste l'une des meilleurs études d'ensemble, malgré ses défauts.

ROSEROT (Alphonse). Dictionnaire topographique du département de la Haute-Marne. Paris, Imprimerie nationale, 1903, LIX-217 pages in-4°. Essentiel ; les cotes sont malheureusement très imprécises. Les ouvrages semblables pour les départements limitrophes sont également indispensables (celui de la Haute-Saône n'existe malheureusement pas et le dictionnaire des communes de ce département est loin de rendre des services équivalents).

ROUSSEL (abbé). Le diocèse de Langres. Histoire et statistique. Langres, 1873-1879, 4 volumes in-4°. A vielli mais reste précieux.

VIGNIER (P. Jacques). Décade historique du diocèse de Langres, publiée en 2 volumes par la Société historique et archéologique de Langres, Langres, 1891-1894, XXXVI-568 et 688 in-8°. Reste d'un grand intérêt malgré les méthodes de l'époque ; l'auteur a vu des documents disparus depuis.

IV. PERIODIQUES

Annales de la Société d'histoire, d'archéologie et des beaux arts de Chaumont. 6 volumes in-4° publiés, 1893-1938.

Cahiers-Haut-Marnais, revue trimestrielle, fondée en 1946, in-8°. Revue d'érudition locale, d'excellent niveau malgré quelques faiblesses inhérentes à sa formule ; a publié plusieurs documents de la collection JOLIBOIS.

Bulletin de la Société Historique et Archéologique de Langres, en cours depuis 1872, in-8°. L'une des meilleure publications du département.

Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Langres, 6 volumes, in-4° parus, 1847-1983.

Mémoires de la Société des Lettres, des Sciences et des Arts de Saint-Dizier, en cours depuis 1880.

Rédacteur de la description

Bertrand Joly, saisie Christophe Zoric

Date de création de la description

mercredi 10 juin 2009

Date de dernière modification de la description

mercredi 6 avril 2016

Sujet (liste-grandDomaine) : Inventaires d'archives Sujet (liste-sousDomaine) : Archives d'érudits, Archives en ligne

Contenu

Informations bibliographiques

Informations de publication

Déclaration de titre

Titre : Collection Jolibois (859-XIXe siècle)
Auteur : par Bertrand Joly, saisie Christophe Zoric ; sous la direction de François Petrazoller

Déclaration de publication

Éditeur : Archives départementales de la Haute-Marne
Adresse : Chaumont
Date : 2009

Profil

Création : Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 8-2.7 du mardi 15 novembre 2016 . Date de l'export : vendredi 16 décembre 2016 (15:12 h)
Langue : Instrument de recherche rédigé en français