La conservation préventive
Les supports (papiers, parchemins, etc.) sont sensibles à de nombreux paramètres extérieurs : acidité des matériaux d’emballage, humidité trop élevée ou au contraire trop basse, changements brusques de températures, insectes, rongeurs, moisissures, luminosité excessive…
La conservation préventive vise à adopter des mesures pour éliminer les facteurs de dégradation, ou réduire au maximum l’exposition à ces facteurs.
Diverses opérations matérielles sont ainsi réalisées, souvent en même temps ou à l’issue du classement : dépoussiérage et conditionnement dans des matériaux au PH neutre. La régulation des conditions hygrométriques dans les salles de conservation est également indispensable.
Les mêmes principes s'appliquent pour les archives numériques. Pour garantir leur pérennisation, elles sont stockées sur des serveurs dédiés et sécurisés, par l'intermédiaire d'un logiciel spécialement conçu.
L’action curative : la restauration
Lorsque les documents sont déjà très dégradés, il peut être nécessaire de mettre en œuvre des actions curatives.
Les documents passent alors entre les mains de spécialistes chargés de les restaurer. Ils vont agir pour stopper la dégradation et ainsi permettre de continuer à manipuler les documents.
Un parchemin plié et cassant peut ainsi être assoupli et mis à plat ; des registres abîmés seront consolidés avec une nouvelle reliure ; des plans déchirés ou troués seront doublés.
En 2025, la conservation, c’est...
- 20 750 mètres linéaires conservés au total
- 1 900 gigaoctets d'archives numériques conservées au total
- 136 mètres linéaires de documents reconditionnés
- 31 documents restaurés et 213 livres reliés par des ateliers spécialisés