Un peu de vocabulaire
C’est un ensemble cohérent de documents produits ou reçus par une personne, une administration.
On parle ainsi des fonds judiciaires ou du fonds d’archives d’une étude de notaire.
C’est l’identifiant unique qui correspond à une description. Elle se compose de chiffres et de lettres, par exemple 1 B 153.
En fonction du degré de détail du classement, une cote peut correspondre à un seul document (par exemple un registre) ou un groupe de documents (liasse, dossier).
Elle peut aussi être composée avec des subdivisions, par exemple 4 E 43 / 485-2.
C’est un système de classement qui repose à la fois sur des découpages chronologiques et thématiques.
Il se décompose en séries représentées par des lettres : A à H pour les fonds antérieurs à la Révolution française, K à Z pour les archives de la Révolution à 1940 (sauf le W qui a été réservé aux archives contemporaines, depuis 1940). La série J, elle, est réservée aux archives privées.
Les découpages administratifs
A la limite entre Champagne et Bourgogne, l’actuel territoire haut-marnais a longtemps été une zone frontalière avec la Lorraine, qui n’appartenait pas au royaume de France.
Ce n’est que dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle que la Lorraine devient française !
Les découpages administratifs d’Ancien Régime reposaient sur des circonscriptions civiles et religieuses, principalement :
- les généralités (circonscriptions administratives, sous l’autorité d’un intendant). Le territoire haut-marnais relevait en grande majorité de l’intendance de Champagne, mais aussi des intendances de Franche-Comté, de Bourgogne, et de Lorraine et du Barrois.
- les bailliages et sénéchaussées (administrations judiciaires). Le territoire haut-marnais était partagé entre les bailliages de Saint-Dizier, de Chaumont, de Langres et de Bourmont.
- les diocèses (circonscriptions ecclésiastiques)
Depuis la création du département, le territoire a été découpé en arrondissements : Chaumont, Langres et Wassy/Saint-Dizier (le siège n’a été déplacé à Saint-Dizier qu’en 1926).
Chaque arrondissement se compose de plusieurs cantons. Le découpage des cantons a été plusieurs fois modifié depuis le XIXe siècle. Le dernier découpage remonte à 2015.
Pendant longtemps, la Haute-Marne a compté 550 communes. Progressivement, par le jeu des fusions, ce nombre est descendu à 426 au 1er janvier 2025.
Les calendriers
Jusqu’au XVIe siècle, c’est le calendrier julien qui est utilisé. Le début de l’année n’est pas fixe : selon les usages locaux, il peut être fixé à Pâques, à l’Annonciation ou même à Noël. En France, c’est le style de Pâques qui s’impose à partir du XIIIe siècle car c’est celui qu’utilise la royauté.
Problème : la date de Pâques n’est pas fixe ! Ce n’est qu’à partir de 1568 que le roi décrète que l’année commence le 1er janvier.
Pour tout document antérieur à 1568, si le document a été écrit entre le 1er janvier et la date de Pâques, il faut donc ajouter 1 an à l’année indiquée sur le document pour avoir l’année réelle. Si on utilise la date qui figure dans le document, il faut préciser « ancien style », alors que si on ajoute 1 an, on parle de « nouveau style ».
C’est le pape Grégoire XIII qui initie une réforme du calendrier en 1582, pour supprimer 10 jours en octobre.
En France, la réforme est immédiatement adoptée et appliquée : en 1582, on passe donc directement du 9 au 20 décembre !
Le calendrier républicain, dit révolutionnaire, débute le 22 septembre 1792. Il marque une rupture de forme avec les calendriers précédents en proposant une nouvelle structure et un nouveau découpage du temps.
L’utilisation effective de ce calendrier débute le 6 octobre 1793 (15 vendémiaire an II), après décret de la Convention. Ce nouveau calendrier remplace alors le calendrier grégorien. Le calendrier révolutionnaire est aboli le 9 septembre 1805 par un décret impérial de Napoléon Ier en faveur d’un retour au calendrier grégorien dès le 1er janvier 1806.
Le dernier jour de l’usage officiel du calendrier républicain est donc le 10 nivôse an XIV (31 décembre 1805).