La donation d'une cloison de planches, couverte de caricatures de soldats allemands réalisées par un poilu, est à la naissance de ce projet. Afin d'accompagner cette œuvre exceptionnelle, un inventaire des graffiti dessinés de soldats a permis d'identifier trois ensembles, photographiés et présentés dans l'exposition.
Le plus ancien ensemble date de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Il s'agit de dessins représentant des hommes en uniformes parmi lesquels ont été identifiés des gardes nationaux mobiles, un franc-tireur ou encore un ennemi coiffé d'un casque à pointe.
Les deux autres œuvres sont des productions de prisonniers allemands retenus à Langres après la Libération de septembre 1944. L'un des ensembles au style "cartoonesque" est situé dans l'ancienne caserne Dommartin (ancien couvent des Ursulines). L'autre a été découvert par inadvertance dans une des casernes de la citadelle militaire.
Ces dessins ont été réalisés dans un même état d'esprit : tuer l'ennui, qu'il s'agisse de celui ressenti par le soldat en garnison ou par le prisonnier qui attend sa libération.